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revue de presse
Est-ce un « génocide » ?
08 mai 2014

Cengiz Candar - Radikal (en turc), Turquie
Traduction Armenews

Cela fait exactement 99 ans. L'année prochaine, ce sera son centenaire et il semble que "la migraine morale" de la Turquie continuera comme un "mal de tête éternel".

Nous allons tous dépérir si nous cherchons des excuses pour ce qui s'est passé en 1915 au lieu de le reconnaître.

Nous allons être "libérés" si nous reconnaissons.

Aujourd'hui, 99e anniversaire (de ces événements), je m'incline respectueusement devant la mémoire de 1915.

Cengiz Candar

 

L’Allemagne d’accord pour des négociations Europe-Turquie
21 octobre 2013

Stéphane ©armenews.com

L'Allemagne va lever son opposition à l'ouverture d'un nouveau chapitre de négociations entre la Turquie et l'Union européenne, a-t-on appris, dimanche 20 octobre, de source proche du gouvernement allemand.

Le Conseil européen, qui réunit les 28 représentants des gouvernements, doit examiner ce rapport, mardi 22 octobre. A cette ocasion, l'Allemagne ne devrait plus s'opposer à l'ouverture d'un nouveau chapitre avec la Turquie, qui portera sur la politique régionale.

Les gouvernements de l'UE ont reporté en juin l'ouverture d'un nouveau chapitre de discussions dans les négociations engagées depuis 2005 avec la Turquie en vue de son adhésion au bloc communautaire européen.

Dans son rapport annuel sur les perspectives d'adhésion de nouveaux membres, la Commission européenne s'est prononcée, jeudi 17 octobre, en faveur de la relance des discussions avec la Turquie.

La Suisse et la Turquie décident d’un partenariat stratégique
10 octobre 2013

Département fédéral des affaires étrangères - Communiqué

La Suisse et la Turquie décident d’un partenariat stratégique entre les deux pays
Berne, 10.10.2013 -

Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a rencontré, le 10 octobre à la résidence du Lohn à Kehrsatz, le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoğlu. La Suisse va renforcer et consolider les relations déjà intenses entre les deux pays afin de faire de la Turquie, qui est une puissance émergente membre du G20, un partenaire stratégique.

Lors de leur rencontre, MM. Burkhalter et Davutoğlu ont discuté des différents domaines de coopération que Berne et Ankara souhaitent développer en priorité. Ces domaines de coopération sont les suivants:

Les grands événements à venir qui intéressent les deux pays: une étroite collaboration est  envisagée pour le Sommet humanitaire mondial de 2016 qui se tiendra à Istanbul et pour la préparation duquel le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a offert l’expertise de la Suisse dans ce domaine. Un autre domaine de coopération pourrait être l’Exposition universelle de 2020 pour laquelle la ville turque d’Izmir est candidate.

Les présidences importantes des deux pays pourront également faire l’objet de synergies et de collaboration puisque la Suisse présidera en 2014 l’OSCE et la Turquie le G20 en 2015. Les priorités de la présidence suisse de l’OSCE ont ainsi été un des thèmes centraux des discussions entres les deux ministres des affaires étrangères. La Turquie, Etat participant de l’OSCE engagé, partage pour l’essentiel les priorités que la Suisse s’est fixées pour sa future présidence, telle que la lutte contre le terrorisme ou la modernisation du Document de Vienne. Dans les domaines d’intérêt commun, la présidence suisse souhaite rechercher et exploiter les synergies avec la Turquie.

Les autres dossiers d’intérêts communs comme la lutte contre le terrorisme, l’abolition de la peine de mort , le travail au sein du Conseil des droits de l’homme, la protection des biens culturels et les relations économiques. La Turquie est un partenaire important pour la Suisse. En 2012, les échanges commerciaux se sont montés à quelque 3 milliards de frs.

La discussion a également porté sur les grands thèmes de politique internationale comme la réunion sur la question nucléaire iranienne qui se tiendra les 15 et 16 octobre à Genève ou le conflit en Syrie et la question des réfugiés dont plus de 450 000 ont trouvé refuge en Turquie. Les attentes des deux pays dans la perspective d’une réunion à Genève sur la crise syrienne ont également fait l’objet d’un échange de vues.

Une visite de courtoisie du ministre turc des affaires étrangères était  également prévue auprès du  président de la Confédération Ueli Maurer.

La Fondation Boghossian se penche sur la reconstruction du dialogue
01 octobre 2013

L'Orient Le Jour.com - Aline Gemayel

À Bruxelles, la Fondation Boghossian se penche sur la reconstruction du dialogue turco-arménien

Albert Boghossian, membre fondateur de la Fondation Boghossian, et Diane Hennebert, chargée de la direction de la fondation.
Colloque Une quinzaine d’experts venus de plusieurs pays se sont récemment réunis le temps d’une journée riche en témoignages et en informations.

"Reconstruire le dialogue mémoriel : l’exemple turco-arménien" est le thème développé lors des rencontres internationales organisées à la Villa Empain, siège bruxellois de la Fondation Boghossian. Dans le hall tout en marbre de ce somptueux cadre, fleuron du patrimoine Art déco belge, la journée a été riche en informations, en interventions et en témoignages. La thématique du dialogue turco-arménien a été abordée par une quinzaine d’intervenants, professeurs, chercheurs, journalistes, écrivains, artistes, venant de Belgique, mais aussi de France, de Suisse, de Turquie, du Canada, et s’est déclinée sur 3 grands axes : la dualité Turquie-Arménie ; la constructions des identités ; l’art et la mémoire.

En ouverture de cette journée de rencontres, Albert Boghossian, trésorier et membre fondateur de la fondation, a rendu hommage à Edouard Jakhian, "Arménien de Bruxelles", grand humaniste belge d’origine arménienne décédé en mai dernier. M. Boghossian a rappelé que le génocide arménien de 1915 demeurait "une plaie ouverte car non reconnu", et a lancé les débats en se demandant pourquoi ce génocide demeurait contesté par la Turquie.

Évelyne de Mevius, jeune doctorante, dont le mémoire de philosophie "L’Éthique reconstructive à l’épreuve du génocide des Arméniens" a été publié aux éditions Boghossian, a abordé la question de la reconnaissance du génocide arménien par le biais du prisme de l’éthique reconstructive qui implique une relecture en profondeur du récit permettant de "lever le destin" tragique de la relation entre Turcs et Arméniens. Elle a rappelé, en exergue, ce que soutenait Édouard Jakhian : "La fille ou le fils de la victime demeurera la victime ; la fille ou le fils du bourreau n’est pas le bourreau" ; Jakhian, qui se battait pour la reconnaissance du génocide arménien, mais qui n’en cherchait pas moins à retrouver les "justes" de Turquie, ces femmes et ces hommes qui ont aidé à sauver des vies arméniennes pendant ces sombres heures de l’histoire, et à leur rendre hommage. "100 années n’auront pas permis de soulager la mémoire meurtrie du peuple arménien et d’ébranler l’armure négationniste qui empêche le peuple turc de reconnaître cette page noire de son histoire, a-t-elle rappelé. Seule la reconnaissance de ce drame pourrait apaiser, d’un côté comme de l’autre, le rapport conflictuel que ces peuples entretiennent avec leur passé et entre eux."



Tous les intervenants ont souligné l’importance de l’année 2015, année de la commémoration du centenaire du génocide, notant que toutes les options restaient ouvertes. Année d’ouverture ou de rigidification, l'avenir seul le dira.